Partout sur la planète, plus de 5,5 millions de lignes de transport d’énergie relient les réseaux électriques aux maisons, aux collectivités et à d’autres pays. Ces infrastructures fournissent bien plus que de l’énergie, elles alimentent nos hôpitaux et nos écoles, tout en stimulant nos économies.

On se sert maintenant de super-ordinateurs et de l’intelligence artificielle – de véritables moteurs d’innovation technologique – pour moderniser l’ensemble des réseaux électriques afin de les rendre plus résilients en ces temps de changement mondial des conditions climatiques. Les changements climatiques mettent à l’épreuve les réseaux d’énergie et leur capacité à résister aux événements météorologiques extrêmes, ce qui met beaucoup de pression sur les collectivités qui doivent trouver des solutions pour y faire face.

En 2017, l’ouragan Harvey, une tempête de catégorie 4 qui a dévasté le Texas, a laissé sur son sillage destruction, villes et villages inondés et privé des millions de personnes d’électricité. On estime les coûts de nettoyage et du retour à la normale à plus de 100 milliards de dollars.

« En une seule génération, nous avons compris à quel point les conditions météo peuvent être imprévisibles », a indiqué Jay Khosla, Sous-ministre adjoint, secteur de l’énergie, Ressources naturelles Canada. « Comme les réseaux de distribution deviennent plus vulnérables en cas d’ouragans, de grands vents, sans oublier les éclairs, la glace, la pluie verglaçante et les chutes de neige, pouvoir compter sur un réseau fiable représente un défi en soi. C’est pourquoi de nos jours les investissements dans nos réseaux électriques sont si importants. »

Qui dit changements climatiques dit aussi vulnérabilité éventuelle des infrastructures énergétiques. L’ouragan Harvey en est un triste rappel.

C’est ici que les réseaux intelligents entrent en jeu.

Ces réseaux, qui comptent sur les dernières percées en intelligence artificielle et en informatique, peuvent réduire les pannes de courant pendant les tempêtes grâce à leur capacité de suivre le rendement des installations et de recueillir des données sur les interruptions de service en temps réel. En cas de désastre naturel, cette technologie fournit rapidement de l’information qui permet aux responsables de rediriger le courant aux régions touchées et de le rétablir promptement dans les collectivités touchées. Les réseaux intelligents ont également comme avantage de réduire les déchets et de relâcher moins d’émissions.

Du 27 au 29 mai, l’avenir des réseaux intelligents sera à l’ordre du jour des réunions ministérielles de la  CEM10/MI4 à Vancouver cette année. Il s’agit de l’endroit rêvé où convergeront les homologues ministériels étrangers ainsi que les leaders du monde de l’énergie pour accélérer la cadence vers un avenir plus vert.

« En modernisant nos réseaux, nous pourrons ajouter plus de sources d’énergie renouvelable et non polluantes. Et plus important encore, nous pourrons offrir de l’énergie propre, abordable et fiable aux collectivités qui en ont besoin. Ce faisant, nous tracerons la voie vers un avenir faible en carbone alimenté par une électricité propre », a précisé Khosla.

Grâce à la technologie numérique, les collectivités rurales et éloignées pourront aussi bénéficier du développement de technologies de réseaux intelligents, réduire leurs émissions et prouver que la gestion saine des ressources est faisable.

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Pour en savoir plus

Smart Energy Platforms and Testbeds: Enabling Tomorrow’s Flexible Energy Systems

Prix d’excellence du International Smart Grid Action Network